Soleil Noyé
Il y avait dans son regard
L'ivresse aveugle du hibou
Et le flou d'un rêve de moire
Où se consumait l'amour fou
Il réinventait l'idéal
Et traversant l'inconcevable
Dompteur de lunes et d'étoiles
Sur un fil fait de grains de sable
Jean-Michel
Le soleil
Plonge dans le vermeil
Et se noie
La camarde a givré
Le vernis craquelé
De ta voix
Le mauve des fougères lasses
Que les korrigans la nuit hantent
Garde le parfum et les traces
De muses aux cuisses inquiétantes
Sur la colline aux coralines
Tombent des larmes opalines
Ce n'est rien juste un peu de bruine
Il faut rien dire à Madeline
Jean-Michel
Le soleil
Plonge dans le vermeil
Et se noie
La camarde a givré
Le vernis craquelé
De ta voix
Il y avait dans son regard
L'ivresse aveugle du hibou
Et le flou d'un rêve de moire
Où se consumait l'amour fou
Kernoa
(Texte paru en 1982 dans le mensuel
Paroles & Musique et publié avec l'aimable autorisation de la revue trimestrielle Chorus)